La darbûka est une sorte de tambourin à une seule membrane, dont la partie inférieure, rétrécie en forme de col, lui donne l'aspect d'un vase renversé. Son corps creux est généralement en terre cuite, brute ou émaillée ; on en a importé un temps de Turquie, en verre de Venise ou de Bohème.
Une peau crue de chèvre ou de mouton, raclée comme un parchemin, est tendue sur le large rebord ; certains professionnels emploient une peau de poisson, voire de chat. Elle est maintenue par un lacet de chanvre ou de soie enroulé en zigzag, formant des losanges ornés de petits pompons.

C'est l'instrument d'accompagnement des orchestres de musique populaire, où il remplace les naghghârât, la paire de timbales classiques. Il figure aussi, depuis longtemps, dans l'orchestre classique.
Très populaire en Tunisie, cet instrument à percussion fait notamment la joie des jeunes gens, garçons et filles, dans leurs divertissements et l'intimité des familles.
En quittant la maison paternelle, la mariée n'oublie jamais d'emporter avec son trousseau sa darbouka de jeune fille — pour créer, aux heures de loisir, une ambiance de joie.